Laval, d'un faubourg à l'autre

Historic ,  Walking/pedestrian at Laval

2.0 km
Walking/pedestrian
1h 30min
Easy
Points of interest
1 Le Vieux-Pont
Pourvu à l’origine de cinq arches, cet ouvrage, probablement daté de la fin du 12e siècle, reste longtemps encombré par des maisons, un moulin et un hôpital. Une porte fortifiée, le châtelet Saint-Julien, qui en marquait l’entrée rive gauche est détruite en 1779. L’aménagement des quais sous le Second Empire provoque une profonde modification des abords de la rivière, ainsi que la construction du nouvel hôpital Saint-Julien, dont le centre est marqué par la présence d’une chapelle de style romano-byzantin couronné d’une imposante coupole (1899). À proximité, sur le quai Paul Boudet, le bateau-lavoir Saint-Julien, bâtiment classé au titre des monuments historiques en 1993 et ayant fait l’objet d’une récente restauration, permet au visiteur d’appréhender l’activité buandière sur les rives de la Mayenne telle qu’elle existait encore avant 1970. Au loin, la flèche de la basilique d’Avesnières rappelle que cet édifice religieux fondé au 11e siècle présentant un remarquable chevet roman a été, pendant longtemps, le centre d’un bourg finalement rattaché à Laval en 1863.
2 L'église Saint-Vénérand
Édifiée à partir de 1485 à la demande des bourgeois du textile peuplant le faubourg situé sur la route de Paris. Ce monument a fait l’objet de deux campagnes de construction achevées par l’élévation d’un choeur voûté en coupoles ouvragées en 1565. La nef, quant à elle, se voit dotée d’un portail monumental adoptant la forme d’un arc de triomphe à l’antique. Celui-ci est largement inspiré des travaux réalisés par l’architecte italien Alberti pour l’église San Andrea de Mantoue. Ornant le bras gauche du transept, la grande verrière de la Crucifixion, attribuée au prestigieux atelier rouennais d’Arnoult de Nimègue, témoigne de la qualité de l’art du vitrail au début du 16e siècle, ainsi que du mécénat actif de la bourgeoisie marchande ayant fait fortune dans le commerce de la toile de lin. À la Révolution, l’édifice, paré un temps du titre de cathédrale, devient le lieu de conservation du mobilier des anciens couvents lavallois. Ainsi, le maître-autel provient de la collégiale Saint-Tugal
et les stalles du chœur du couvent de Patience.
3 La rue Mazagran
Sous l’appellation rue des auberges, cet axe de circulation est tracé en 1804 au détriment de la chapelle du couvent des Dominicains qui disparaît du paysage urbain. L’espace affiche clairement, aujourd’hui, une vocation
administrative. Construit en 1982 par Yves Moignet, l’Hôtel du Département développe une architecture qui met en valeur l’identité du territoire par l’emploi des matériaux traditionnels comme le bois et l’ardoise qui sont, ici, associés au béton. À l’opposé, la nouvelle Préfecture, avec sa façade en verre et son large porche offrant
une perspective visuelle sur son environnement urbain, symbolise la transparence des services de l’État et leur volonté de rapprochement avec le public.
4 Place Jean Moulin
Un portail couronné d’un fronton triangulaire et doté de deux passages piétonniers, inspiré des travaux de l’architecte de la Renaissance Serlio, marque, à partir de 1808, l’entrée de l’hôtel préfectoral. Nicolas Harmand, premier préfet de la Mayenne, n’y réside pas puisque les travaux de réalisation du nouveau bâtiment ne s’achèvent qu’en 1817. Sur les plans de l’architecte Voinier, une partie de la façade du logis de l’ancien couvent des Jacobins, fondé à la fin du 15e siècle, est alors reprise et habillée par l’intermédiaire de pilastres plats formant un ordre colossal. Ainsi, à peu de frais, l’hôtel préfectoral se dote-t-il d’un style néo-classique propre à répondre au goût de l’époque.
5 La rue de la Paix
Cet axe témoigne de l’échec relatif de l’urbanisation de la nouvelle traverse Est-Ouest dans le courant du 19e siècle. Loin de constituer un ensemble architectural homogène, la rue présente une succession d’immeubles de
rapport, dont les façades s’inspirent du style néo-classique ou de l’oeuvre du baron Haussmann. Le théâtre, bâti à partir de 1826 par Renous, se distingue par sa position en retrait, qui permet l’aménagement d’un parvis
et d’une promenade plantée d’arbres. Ayant fait l’objet d’une reconstruction totale sauvegardant néanmoins la façade d’origine, le monument a rouvert ses portes au public en 2007 à l’occasion d’un récital de Barbara Hendricks.
6 Le pont Aristide Briand
Débutée en 1812 et achevée douze ans plus tard, la construction du Pont-neuf permet à la grande traverse Est-Ouest de franchir la Mayenne dont le cours primitif a été détourné. Dans un style proche des ponts jetés sur la Loire au 18e siècle, l’ouvrage présente trois arches en anse de panier supportant un tablier plat. Parallèlement à ce nouvel axe de circulation, l’arrivée à Laval de la ligne de chemin de fer Paris-Brest en 1855
préside à l’édification d’un viaduc haut de 27,50 mètres. Cette construction imposante clôt, au nord, une perspective structurée autour d’hôtels particuliers rive gauche et de la halte fluviale, inaugurée en 1994, rive droite.
7 Place du 11 Novembre
Cet espace a été créé au 19e siècle, suite au comblement progressif d’un méandre de la rivière et de l’ancien marais de la Chiffolière. Ce nouveau centre urbain s’orne alors de grands bâtiments publics tels que les halles et l’Hôtel de Ville achevé en 1831 sur les plans de l’architecte parisien de Gisors. Sa façade monumentale, répondant au goût néoclassique, est ornée par deux statues allégoriques représentant le commerce et l’agriculture. À proximité du jet d’eau aménagé à la fin des années 1970, une statue, œuvre de David d’Angers, rend hommage à Ambroise Paré, né à Laval au début du 16e siècle. Celui que l’on surnomme « le père de la chirurgie moderne » est ici représenté debout, en homme d’action présent sur les champs de bataille, mais
la main portée au menton renvoyant à l’étude et à la réflexion incarnées également par la pile de livres figurant à ses pieds.
8 La rue du général De Gaulle
À l’arrière de la mairie, la Médiapole, sortie de terre en 2000, s’inscrit parfaitement dans un environnement urbain donné par le style néoclassique. Plus loin, le long de l’ancienne rue de Joinville, de grands immeubles construits à partir du règne de Louis-Philippe présentent de longs balcons filant en fonte produits par des fonderies industrielles. Les premiers grands magasins les rejoignent vers 1870, comme le grand bazar de Paris au n°42, dont la façade est orné d’un décor élégant avec un caducée, symbole du dieu Hermès.
9 Le prieuré Saint-Martin
En quittant la grande traverse à droite, on s’engage dans la rue de Rennes pour gagner un ancien faubourg d’origine médiévale. Vers 1050, Guy, premier seigneur de Laval, autorise les moines de l’abbaye tourangelle de
Marmoutier à fonder un prieuré dédié à Saint-Martin. L’élévation d’une chapelle présentant un remarquable chevet roman s’accompagne de la mise en oeuvre d’un programme de peintures murales s’échelonnant du 12e au 17e siècle. Le chanoine Le Segrétain, aumônier militaire de Laval, fait reprendre et compléter l’ensemble en
1883 par le peintre Goethals. Ayant fait l’objet d’une restauration en 1994, le monument s’ouvre aux visites sur rendez-vous.
10 L'église des Cordeliers
En retournant sur vos pas, au croisement des rues de Rennes et de Bretagne, il vous est possible de gagner l’ancien couvent des Cordeliers. Fondé en 1394 par Guy XII de Laval, cet établissement franciscain se dote d’une église dont le décor est entièrement renouvelé au moment de la Contre-Réforme. Un portail de style maniériste construit vers 1630, permet d’accéder à l’intérieur de l’édifice qui offre l’un des plus beaux ensembles
de retables du Grand Siècle. Parmi ces derniers, le retable du maître-autel, élevé en 1636 par Pierre Corbineau, présente des dimensions remarquables avec ses 14,50 mètres de hauteur. Sa niche centrale est comblée au 19e siècle par une copie du tableau de Murillo représentant l’Assomption. De nouveaux vitraux et retables de
style néo-gothique complètent le décor initial à partir de 1870.
11 Le carrefour aux toiles
En poursuivant votre route le long de la rue de Rennes, en laissant sur votre droite d’anciennes cours d’auberges comme celles de Minger ou du Grand Louis, il vous est possible d’atteindre le Carrefour aux Toiles. Le toponyme renvoie à l’existence en ce lieu d’un marché hebdomadaire spécialisé qui s’y est tenu en plein air jusqu’en 1731, date de la construction d’une halle aux toiles, aujourd’hui détruite, sur les hauteurs de la
ville. À proximité, la silhouette de la tour Renaise, élevée au milieu du 15e siècle, témoigne, par son architecture imposante, de l’adaptation aux usages de l’artillerie. Elle rappelle également l’existence du front nord des fortifications urbaines qui sont visibles le long de la rue Souchu-Servinière qui vous ramènera vers l’Hôtel de Ville.
19 meters of difference in height
  • Start altitude : 52 m
  • End altitude : 61 m
  • Maximum altitude : 62 m
  • Minimum altitude : 51 m
  • Total positive elevation : 19 m
  • Total negative elevation : -10 m
  • Max positive elevation : 5 m
  • Min positive elevation : -5 m
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