Eglise d'Argentré

Classé ou inscrit (CNMHS) ,  Eglise à Argentré
  • Église Saint-Cyr – Sainte-Julitte
    L'église aurait été fondée à la fin du 4è siècle par Saint-Thuribe et Saint-Pavace.

    Église Saint-Cyr – Sainte-Julitte

    L'église aurait été fondée à la fin du 4è siècle par Saint-Thuribe et Saint-Pavace.
    A l‘intérieur de l’église, d’après une lettre de Gervais, petit-fils de Rorans, archevêque de Reims : « A la fin du 9è siècle, ver 860, un incendie s’alluma dans la ville de Rorans, douairière d’Argentré. Le feu menaçait l’église toute proche. Rorans éleva à l’encontre du feu ses reliques de Saint-Melaine, ancien évêque de Rennes. Aussitôt l’incendie cessa ses ravages (…) ».
    Au 12è siècle furent construits le transept, le chœur et la tour sur la façade sud. Vers 1460 la voûte, la nef et la charpente sont restaurés, les bas-côtés et les arcades latérales du chœur sont ajoutés.
    En 1901, la façade romane est remplacée par la façade actuelle, la tour du clocher est refaite car elle menaçait de s’effondrer, et les bas-côtés sont surélevés.
    On observe au niveau de la voûte au-dessus du maître-autel des motifs géométriques qui devaient probablement recouvrir tout le chœur. Ces motifs géométriques bicolores (ocres et jaunes), selon la tradition du 12è siècle, ont été restaurés vers 1960.

    Le mobilier de l'église :
    - Moulage en plâtre (fin 19è) du père Ducoudray ayant habité dans sa jeunesse au Château de Grenusse.
    - Épitaphe de Louis de Fontenay, qui prit possession de la cure en 1655, mort en 1693. Épitaphe sérieuse et rimée mais la fin est étonnante voire bouffonne : "Il est mort c'est dommage".
    - Épitaphe de René du Bellay, seigneur du château de Hauterive, mort en 1621. Il fut gouverneur et lieutenant du roi de Touraine.
    - Retable de Saint Cyr et Sainte Julitte, situé dans le chœur, en marbre gris et noir issus des carrières d'Argentré, datant du 17è ou 18è siècle. Installation d'une toile peinte par Adeline Neveux en 1950 représentant les martyrs de Saint-Cyr et Sainte-Julitte : Saint-Cyr de Tarse, avec sa mère Julitte, martyrisé en 304 alors qu'il n'avait que 3 ans.
    - Ensemble de six retables en marbre gris et noir d'Argentré, dont celui du bras droit du transept, le retable de Saint Michel (médaillon doré : 1759). Le corps central est occupé par un tabernacle du 17è siècle sculpté, sorte de petit retable triptyque avec décor baroque : masques, rinceaux et candélabres. La niche supérieure accueille une statue de l'archange Saint Michel. Sur les côtés, les statues en plâtre du 18è siècle représentent Saint Étienne (premier martyr, lapidé) et de Saint Sébastien (flèche).
    Dans la nef, retable de la Vierge avec colonnes de marbre rose de Saint Berthevin, St Thérèse, Sainte Anne ; dans le transept, ceux de Saint Michel et de Saint Thuribe.

    - La chaire à prêcher (1742) : représentation de la colombe du Saint-Esprit dans l'abat-son en bois sculpté en forme de couronne ducale. Quatre panneaux en bas-reliefs représentent : St Georges terrassant le dragon (triomphe contre le paganisme), le Bon Pasteur, la Charité représentée par une mère avec son enfant ou une femme qui nourrit les pauvres et l'aigle de St Jean l'évangéliste.
    Elle a été restaurée en 1960 et déplacée récemment.

    - Baptistère en marbre gris veiné de blanc d'Argentré, du 18è siècle

    - A côté d'une fresque de N-D de Pontmain, inscription gravée de 1460, faisant sans doute référence à la restauration de la voûte en bois.

    - Vitraux de l'abbé Bernard Chardon, curé du Ribay

Ouvertures
Périodes d'ouvertures
  • Toute l'année